Comment expliquer cette réalité au plus grand nombre?

Nous sommes la cause des Changements Climatiques, soyons la solution.
Merci de partager nos articles, ils sont écrits dans le seul but d'informer.


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Traduction/Translation

mercredi 29 avril 2015

Les Prévisions Survivables du GIEC sont basées sur de la Science Fiction

          Article original par Nick Breeze
          Publié originalement le 27 Féfrier 2015
          Sur http://www.envisionation.co.uk/
          Merci à Nick Breeze pour son accord à la traduction de son article et de sa vidéo, et  à leurs publication sur LeClimatoblogue

Les Trajectoires Représentatives des Concentrations de Gaz à Effet de Serre élaborées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, renferment un très sombre futur pour l'humanité toute entière et une multitude de formes de Vies.
Est-ce pour cette raison que nos décideurs comprennent si mal la situation?

N.B. J'ai aussi traduit en Français les sous-titres de cette vidéo

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans leur dernier rapport, le AR5, a publié une série de "Trajectoires Représentatives des Concentrations de Gaz à Effet de Serre" connus sous l'acronyme RCP. Ces RCP sont des scénarios qui projettent dans le futur la hausse de la température globale moyenne basée sur différentes concentrations des gaz à effet de serre dans notre atmosphère.

Les scénarios sont présumés être tous directement liés aux émissions de CO2 ; plus on émet du carbone, plus il fera chaud. Actuellement l'Humanité est en plein sur la trajectoire du pire des cas, le RCP8.5 qui nous amènera à un réchauffement Global moyen de 2°C pour l'an 2050.
 
Comme l'a dit le professeur Schellnhuber de L'institut sur la Recherche Climatique Potsdam (PIK) (et plusieurs autres scientifiques) "La différence entre 2°C et 4°C, c'est la civilisation Humaine."


[NDT : La limite de 2°C prévue être atteinte pour 2050 selon le GIEC, mais pour 2032 selon des estimations plus récentes et des calculs plus réalistes (non linéaires), et de 4°C pour 2100 (mais il faut s'attendre à plus chaud). De par sa nature et son fonctionnement, le GIEC sous-estime généralement tout.]


En 2009, l'Union Internationale des Organisations de Recherche Forestière a délivré un rapport à l'ONU qui disait que les puits de carbone que sont les arbres, perdront leur capacité à capturer  le carbone lorsque la hausse de de la température atteindra les 2,5°C. L'écart pour les RCP 4.5 et RCP 6 nous amène au delà de 2,5C et l'idée que nous puissions survivre à la perte de capture du carbone que sont les arbres est pure illusion. 

Dans quelle situation cela nous mets il?

Des quatre RCP montré, selon les scientifiques, un seul peut nous maintenir dans un état climatique sur-vivable, et c'est le RCP2.6 qui projette un écart de température entre 0,9°C et 2,3°C. Considérant que nous sommes aujourd'hui à +0,85°C depuis avant le début de nos émissions de gaz à effet de serre de l'ère industrielle, nous sommes déjà dans la fourchette des RCP et comme l'a dit le Professeur Martin Reese :+
"Je crois que nous souhaitons tous que les cibles de réduction seront atteintes. Que l’impossibilité d'y parvenir par nos efforts actuels via les  négociations internationales encourage le pessimisme. Et je parierais honnêtement, même si cela est particulièrement triste,  que nos émissions de CO2 continueront d'augmenter année après année pour au moins les 20 prochaines années et atteindront environ 500 parties par millions." L'entente récente entre les USA et la Chine supporte les arguments du Professeur Reese.

Même si le Professeur Reese avait tort et que nous réussissions à réduire nos émissions de carbone, en y regardant de plus près, le RCP2.6 montre quelque chose de bien plus dérangeant. Dans l'image ci-dessus, le réviseur expert du GIEC SMP (Sommaire pour les Décideurs) David Tattershal, a inséré des lignes verticales pour délimiter chaque décennies de 2000 jusqu'à l'an 2100.

Il faut aussi noter que les actions concertées pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre sont programmées pour commencer juste après une hypothétique application d'un accord international présumé légal ; comme le prochain qui sera tenu à Paris en décembre de cette année.

Cesser nos émissions de CO2 ne réduit pas le carbone qu'il y a déjà dans l'atmosphère. Le total de nos émissions à ce jour est colossal. [NDT : Plus de 3000 Gigatonnes.] De plus, cela prend de 10 à 40 ans avant que le potentiel de réchauffement du CO2 soit atteint. Donc, même si nous cessions nos émissions aujourd'hui, sous savons qu'encore plus de réchauffement nous affectera. Il ne faut surtout pas ignorer les rétroactions qui amplifieront davantage le réchauffement.

Donc, comment le GIEC achèvera-t-il ces immenses réductions de Gaz à Effet de Serre?

Si nous regardons les lignes verticales du graphique précédent, c'est aux environs de 2025 que la chute prononcée du dioxyde de carbone commencera.... Les émissions accumulées ne sont non seulement réduites à zéro en 2070, mais deviennent effectivement négatives. Ce graphique montre que que le carbone est retiré de l'atmosphère par centaines de milliards de tonnes,et ce pour aussi loin que l'an 2300 afin de maintenir le réchauffement de la température moyenne globale sous les 2°C.

Ce qui rend l'idée de retirer du carbone (CDR pour Carbone Dioxide Removal) à si grande échelle si perverse, est ce discours des décideurs d'un "budget du carbone". Ceci fait référence à la quantité de carbone qui peut être brûlée avant que nous n'atteignons la limite de 2°C de réchauffement Global Moyen. Il est de toute évidence très clair que nous n'avons aucun budget de carbone d'aucune sorte à brûler. Ce budget, loin d'être en surplus, est atrocement surestimé. D'affirmer que nous avons encore quelques décennies pour brûler pétrole, charbon et gaz est d'un non sens absolu. 

Séquestrer du carbone pour des siècles et des siècles... 

Si tout ce qui est mentionné ci-haut ne déclenche aucune sonnette d'alarmes, il est peut-être temps de considérer les méthodes proposées pour sucer ces milliards de tonnes de carbone de notre atmosphère.

En Février 2015, le National Research Council (Conseil National de Recherches) des États-Unis a publié deux rapports de recherche sur les "Interventions Climatiques".

Le Dr.Nutt a conclu avec cette déclaration : "Les Stratégies pour Retirer du Dioxyde de Carbone offrent le potentiel de décroître la concentration de carbone de notre atmosphère, mais elles sont limités pour le moment par leur lent temps de réponse, par leur incapacité à être adapté à grande échelle et leur coût très élevé.


La conclusion du Dr. Nutt pointe vers des facteurs très importants sur lesquels on peut élaborer avec une rare certitude : il n'y a pas de technologie proposée pour retirer du carbone qui puisse être adapté à grande échelle qui soit capable d'aspirer des milliards de tonnes de carbone de notre atmosphère. Ça n'existe pas dans le monde réel.

Ceci a été réitérer par le Dr. Hugh Hunt du Département d'Ingénierie de l'Université de Cambridge, et qui fait remarquer : "10 milliards de tonnes de séquestration de carbone? Nous ne faisons rien à cette échelle sur cette planète ; on ne produit pas de nourriture à cette échelle, on n'extrait pas du minerais de fer à cette échelle, nous ne produisons même pas de charbon, pétrole et de gaz à cette échelle. L'extraction globale du minerais de fer est de moins d'un milliard de tonnes. Comment allons créer une technologie à partir de rien, une technologie hautement compliquée, capable du rythme de 10 milliards de tonnes d'ici 10 ans?"

Science Fiction

Ce n'est pas seulement qu'il n'y a aucune idée qui soit recherchée à un tel niveau et qui soit possiblement capable de réduire la concentration de carbone à un niveau sécuritaire d'environ 300 parties par million. C'est aussi que le niveau de financement disponible aux scientifiques pour cette recherche (et nombre d'autres) est pitoyablement insuffisant.

Ces RCP (Trajectoires selon les Émissions de gaz à effet de serre) sont utilisés par nos décideurs pour décider des actions et moyens à entreprendre dans le but de soutenir un climat sur-vivable pour nous et les générations future. Les informations fournies par le GIEC, et donc l'ONU, sur lesquelles ils se basent sont de la pure fiction.

Cela nous amène à de tristes réflexions lorsqu'on voit sur grand écran, le Président Obama et le Premier Ministre Chinois Wen Jiabao se serrant la main sur l'entente de réductions globale d'émissions de CO2 pour l'an 2030 qui nous le savons maintenant avec certitude, nous mène tout droit vers les pires cataclysmes.
 ___________________

Les Changements Climatiques est la plus importante histoire de toute l'Histoire.

Elle concerne non seulement tous les Humains, mais toute Vie sur notre minuscule Terre qui erre dans le Cosmos.

C'est le seul endroit connu où la précieuse Vie s'est établie et a évolué dans une multitude de formes et couleurs que nous admirons avec émerveillement.

Il est essentiel que tous les gens en soient informés. Mes efforts sont minuscules sans votre aide. Tout ce que je, et tous les autres qui sont au courant des dangers inimaginables vers lesquels nous courons en aveugle, c'est de partager nos écrits avec le monde sur tous les réseaux sociaux.

J'en profite pour remercier Sam Carana, Climatologue, ami et mentor. Son blogue Anglophone à lequel participe nombre d'autres scientifiques http://arctic-news.blogspot.ca/

samedi 25 avril 2015

Le Grand Débrouillage Climatique

     Grâce à la recherche et aux observations récentes, nous voyons et  comprenons beaucoup plus clairement comment se déploie la catastrophe climatique sur terre, dans les océans, dans l'atmosphère et dans la cryosphère. Nous pouvons avec une précision accrue prévoir ce qui nous attend, mais nous sommes aussi conscients que des surprises risquent d'apparaître. Cependant, la plus grande surprise serait que des actions positives et fortes dans la lutte aux Changements Climatiques soient entreprises par les gouvernements, en particulier ceux des grandes puissance...

Les températures de Mars 2015 ont été les plus élevées jamais observées depuis les 136 années que l'on enregistre ces données. Les analyses de la NOAA (Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique) montrent que la moyenne combinée des températures globales au sol et sur la surface océanique pour le mois de mars 2015 étaient de 0,85°C plus élevées que la moyenne de 12,7°C durant tout le 20ième siècle.
[NDT : Il faut savoir que les 30 dernières années du 20ième étaient en moyenne de plus en plus chaudes, question de mettre en perspective plus juste ce dont on parle ici.] 
[NDT: cela représente une importante hausse de 15%. Aussi, j'ai appris hier qu'on doit s'attendre à un réchauffement accéléré au cours des 3 à 5 prochaines années à cause d'un ensemble de conditions dont la masse d'eau très chaude dans le Pacifique Nord n'est qu'un des éléments.]

Les anomales (écarts anormalement élevés) de température de la surface océanique de l'hémisphère Nord pour le mois de Mars 2015 ont été les plus élevées jamais observées. Sous plusieurs angles, la situation semble préréglée pour s'aggraver sévèrement. Pour la piéride de 12 mois allant d'Avril à Mars, les données depuis 1880 renferment une courbe de tendances polynomiales qui pointe vers une hausse de 2°C à atteindre en l'an 2032 (c'est dans seulement 17 années!) comme démontré dans le graphique ci-dessous.

La hausse des températures des surfaces océaniques a été très prononcée en Septembre et Octobre 2014, soit lorsque le méthane a commencé à s'échapper du fond marin de l'océan Arctique en quantité de plus en plus importantes.

L'image ci-dessous montre un ligne de tendance polynomiale pointant vers une hausse des anomalies des températures de surfaces océaniques pour Octobre sur l’hémisphère Nord de + 2°C pour l'an 2030 et de plus de 5°C pour 2050 comparée à la moyenne du 20ième siècle.
L'image ci-dessous donne un aperçu des anomalies des température de surface océanique autour de l'Amérique de nord
Le 11 Avril 2015, une température de surface océanique de 22,2°C a été enregistrée près de la côte est Américaine (cercle vert dans partie inférieure de l'image alors qu'une énorme anomalie de température de +12.6°C a été détecté au même endroit (cercle vert, partie supérieure de l'image ci-dessous)


[NDT : 93,4% de chaleur provenant du Réchauffement Global va dans les océans]

Le Gulf Stream transporte la chaleur de l'Atlantique depuis la région située entre les Bahamas et la Floride jusque dans l'océan Arctique. L'imposante quantité d'énergie pénétrant dans nos océans se transpose en températures de l'eau et de l'air plus élevés au dessus de l'eau, ce qui génère de grosses vagues et des vents plus forts.

L'Image ci-dessous met en relief ces vents et ces vagues plus intenses, montrant des vagues d'une hauteur atteignant jusqu'à 12,06 mètres enregistrées près de la côte Est de l'Amérique du nord sur le passage du Gulfstream, alors que des vents de 115 km/h se déchaînaient dans la même région le 17 Avril 2015.


L'image combinée ci-dessous illustre bien la menace. Une température de surface de l'océan Arctique de 8°C (cercle vert sur la moitié gauche de l'image) a été enregistrée près du Svalbard le 17 Avril 2015, soit une anomalie de 6,2°C (cercle vert sur la portion droite).

 
Une hausse soutenue des températures dans l’hémisphère Nord menace de provoquer des éruptions de méthane du fond de l'océan Arctique, accélérant davantage le réchauffement de l'Arctique et aggravant ainsi l'emballement de la machine climatique en faisant grimper le Réchauffement Global. Plus il fera chaud, plus de méthane sera relâché, plus de méthane relâché, plus il fera chaud ; c'est une autre de ces rétroactions à renforcement positif du système climatique. La même chose s'est produite à l'extinction Permienne certains des cratères laissés par ces irruptions sont encore détectable dans le fond de l'océan Arctique.
Image radar d'un tel immense cratère, mais près de la Novelle Zélande. Merci aux auteurs!
Malcolm Light commente: Le réchauffement du Pacifique doit être occasionné par la propagation vers le Sud du voile de réchauffement global du méthane de source Arctique via un immense trou dans les couches d'hydroxyle et d'ozone (en haute atmosphère) loin vers l'Est et se dirigent continuellement vers l'Est pour finalement atteindre la zone chaude au dessus de l'océan Pacifique Nord. 
[ NDT : traduction adaptée depuis son commentaire en Anglais s'adressant à des professionnels dont certains détails étaient exclus car la discussion faisait état du contexte.]

Les niveaux de méthane demeurent extrêmement élevé (voir ce post récent) et sont en voie de briser la moyenne record de 1839 parties par Milliards atteint en Septembre 2014.
[NDT Le niveau de méthane dans l'atmosphère Arctique n'a jamais été aussi élevé depuis au moins 400 000 ans: Dre. Natalia Shakhova, en 2009.]

L'image ci-dessous montre que les plus hautes moyennes de concentration atmosphérique de méthane varient de 1815 parties par Milliard le 30 Mars 2015 jusqu'à 1828 parties par Milliards le 17 Avrils 2015. La plus haute pointe à 2483 ppM durant cette période a été atteinte le 15 Avril 2015.


Les niveaux de méthane extrêmement élevés contribuent sans l'ombre d'un doute aux températures record atteintes en Mars 2015, et plus particulièrement aux latitudes nordiques, et cela s'ajoute à la croissance insensée de nos émissions de gaz à effet de serre... tel qu'illustré ci dessous : une contribution de Peter Carter.



L'image ci dessus démontre que les anomalies de température sur la majeure partie de l'océan Arctique étaient presque au maximum de l'échelle, soit près de 20°C au dessus de la moyenne au 17 Avril 2015..Sous peu, nous allons devoir extensionner cette échelle.

L'image ci-dessous donne un aperçu des différences de température observées le 17 Avril 2015. Alors que la température au Sahara en Afrique atteignait 32,1C, la température au Groenland était aussi froide que -41°C. Entre les deux une température de 2,8C au dessus des eaux près du Svalbard et 6,1°C près de la côte Norvégienne.


De si grands écarts de température montre l'importance qu'il y a à observer les pointes au lieu de se contenter uniquement des moyennes. Depuis le  début de cette année jusqu'au 18 Avril, les anomalies de température des surfaces océanique donne un aperçu des pointes à prévoir à mesure que la saison chaude approche dans l'hémisphère Nord.


Ci-dessous, les détails pour Mars 2015



Des anomalies de température atteignant
10,2°C ont été observées pour Mars 2015
sur l'île de Kolguyev dans la mer de Barents.

Une hausse des températures de l’hémisphère Nord de 2°C prévue vers Octobre 2030 semble aller de pair avec une hausse de 6°C de l'Arctique, prévue aussi pour 2030, propulsant davantage l'emballement du réchauffement global, tel qu'illustré dans le prochain graphique provenant d'un  article précédent.

Sans action de mitigation et de plans (comme celui-ci) de réduction drastique de nos émissions de GES, des hausses similaires sont à prévoir une douzaine d'années plus tard sur le reste du globe, le tout accompagné par d'importants sauts de température qui menacent de causer l'épuisement des sources alimentaires et d'eau douce

Sources et Reliés

- Ocean temperatures, NOAA
http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/2015/03

- Sea Surface Temperatures, from:
http://earth.nullschool.net
and from:
http://polar.ncep.noaa.gov/sst/ophi

- Kolguyev Island temperature anomaly, from:
http://data.giss.nasa.gov/tmp/gistemp/NMAPS/tmp_GHCN_GISS_ERSST_250km_Anom03_2015_2015_1951_1980/nmaps.txt

- Temperature anomaly April 17, 2015, Climate Reanalyzer
http://cci-reanalyzer.org

- Year-to-date maximum sea surface temperature anomaly April 18, 2015, from:
http://coralreefwatch.noaa.gov/satellite/bleaching5km/index_composites_5km.php

- Methane levels. NOAA IASI MetOp
http://www.ospo.noaa.gov/Products/atmosphere/soundings/iasi

- The Mechanism
http://arctic-news.blogspot.com/2015/02/the-mechanism.html

- Three kinds of warming (temperature trendlines), from: Methane levels Early 2015
http://arctic-news.blogspot.com/2015/03/methane-levels-early-2015.html

- Northern Hemisphere October Ocean Temperature Rise, from:
http://arctic-news.blogspot.com/2014/11/ocean-temperature-rise-continues.html

Les anomalies de température pour Mars 2015 étaient les plus hautes jamais observées. Sous plusieurs angles, la situation semble s'aggraver. Pour la période de 12 mois de Avril à Mars, les données depuis 1880 renferment une courbe de tendance polynomiale pointant vers une hausse de 2°C pour l'an 2032 avec tous les risques que cela implique.

Il serait urgent que les gouvernements et l'ONU sortent de leurs torpeur et de leur carcan de lobbyisme afin d'appliquer un plan (comme celui-ci). Ce plan peut aussi être appliquer à des communautés de toute dimension. Étudiez et proposez le à vos communautés respectives. Je vous encourage à faire votre part pour tenter de sauver la Vie sur terre. Elle nous donne tout, il faut lui rendre la pareille.
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Parmi les conséquences connues et observées, en particulier tout le long de la côte Ouest du continent Américain, il y a la prolifération d'insectes qui s'attaquent aux arbres. La cause en est la température plus élevée en hiver ce qui rend les hivers plus doux et permet à ces insectes de survivre en grand nombre à l'hiver qui autrefois en tuait une grande majorité.

L'insecte "Dendroctone du pin ponderosa", https://fr.wikipedia.org/wiki/Dendroctonus_ponderosae0 un coléoptère, est responsable de la mort de plusieurs espèces de pin, et ce par millions sur tout l’Ouest de l'Amérique. On le surveille de près et il pourrait fort bien se propager en Europe et au continent Indien.

Les arbres morts et mourants ne produisent plus d'oxygène, n'absorbent plus de CO2 mais en émettent et prennent en feu très facilement, et outre l'accroissement de la sécheresse sur cette partie du continent, ils contribuent aux catastrophiques incendies de forêt dont l'intensité et le nombre sont en hausse constante depuis depuis plus deux décennies.

Outre les arbres et la désastreuse sécheresse en Californie, les maladies comme le virus du Nil sont aussi en hausse accélérées et apparaissent dans des régions où cette maladie était inconnue il y a à penne 10 ou 20 ans...

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Sur notre seule et unique planète que le présent traducteur appelle notre Galère Globale ; il faut se mettre à ramer tous ensemble, passer le mot aux autres qui sont enchaînés à leur préoccupation personnelle et aux divertissements télévisuels, Essayez d'alerter inlassablement les forteresses médiatiques. Si elles ont peur de perdre quelques auditeurs aujourd'hui, ils les perdront tous dans un avenir pas très lointain... Ils doivent se joindre à nous et unir tous les autres.

Je ne sais pas si c'est grâce à mes efforts et je m'en fous, mais deux journaux sérieux et à tirage assez important ont commencé. il y a quelques mois à parler davantage de la situation climatique, qui est plutôt urgente. Il s'agit de La Presse et du Le Devoir. Écrivez ou téléphonez leur si possible pour les encourager à continuer, et en à parler davantage. Il faut que le message circule, c'est notre seul espoir.

Finalement, partagez ces articles et ceux de http://arctic-news.blogspot.ca/ et tous les vidéos et autres informations directement liés aux changements climatiques. Si ce n'est pas votre langue, partagez quand même sur tous les réseaux sociaux. Seul la lucidité collective peut faire changer le choses. Si moi et d'autres utilisons un pseudonyme, c'est principalement pour ne pas être personnellement glorifiés et reconnus. L'importance du message passe avant tout! Ce travail est long et nous n'avons pas de temps à perdre.

Cet autre site fait aussi un travail important et constant. Entres autres, il démonte les mensonges et tactiques utilisés par les dénigreurs des changements climatiques dont la majorité sont des Trolls à la solde des industries des combustibles fossiles et dont font parties les Républicains aux USA, les Conservateurs au Canada, en Angleterre et en Australie, pour ne nommer que ceux-là.

Les industries des combustibles fossiles ont un très puissant lobby partout sur la planète et des fonds illimités. Ils ont quelques scientifiques sans scrupules à leur solde dont Nir Shaviv, Professeur de physique à l’Université Hébraïque de Jérusalem et l'ex Dr Willie Soon qui avait été pistonné pour utiliser l’observatoire du Smithsonian, Un article révélateur ici : http://climatecrocks.com/2015/02/25/its-not-the-sun-stupid-willie-soons-bogus-science/
Donc, vigilance constante!

Merci à tous pour votre support des plus appréciés

samedi 18 avril 2015

L'océan Arctique et l'importance majeure de sa glace maritime

Merci à Sam Carana de http://arctic-news.blogspot.ca/ pour ses enseignements et pour son accord à l'utilisation d'images et de données provenant de son travail acharné. C'est aussi mon mentor en sciences climatiques et un modèle pour mes actions.
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Il y a 2 types de glace, celle qui flotte sur l'eau (la glace maritime) et celle qui se trouve sur le sol,  comme les glaciers, le Groenland et celle sur le continent Antarctique. La glace maritime qui fond ne participe pas à la hausse du niveau des océans (sinon lorsque l'eau se réchauffe ce qui fait augmenter son volume).
http://igreenhero.com/melting-of-arctic-ice-could-release-up-to-4-billion-tones-of-greenhouse-gas/
La glace qui flotte sur l'océan Arctique est d'une importance capitale pour le climat. Son rôle dans le système climatique est de réfléchir vers l'espace la lumière du soleil. Cet effet s'appelle Albédo. Il y a 25 ans et plus, il y avait une épaisse couche de glace en permanence sur l'ensemble de l'océan Arctique. Mais la Terre a commencé à se réchauffer sérieusement dans les années 1990 et ce réchauffement, causé par l’activité humaine, se concentre surtout aux deux pôles.

 L'ARCTIQUE - LE COEUR  SAIGNANT AU CENTRE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUE
s
 On entend souvent dire que la Terre s'est réchauffée de 0,9C (avril 2015 mais de 1,3°C septembre 2016)), (mais personne ne mentionne que l'Arctique s'est réchauffé de 7°C par endroits et l'Antarctique de 3°C depuis 1960... Et si on se fie au GIEC et à leur limite arbitraire de 2°C au Réchauffement Global (qu'on devrait atteindre en 2036 (ou avant), le réchauffement aux 2 pôles doublera avec les conséquences catastrophiques que cela implique : c'est à dire, une hausse accélérée et débridée du niveau des océans, importantes fuites de méthane augmentant le réchauffement de plusieurs degrés C, encore plus feux de forêts, de sécheresse d'épisodes de pluie diluviennes et encore plus de morts...

Des estimations réalistes, non basées sur des modèles incomplets utilisés et portant vantés par le GIEC, prévoient déjà une hausse d'au moins 2,5 mètres du niveau des mers pour 2040, c'est dans à peine 25 ans!!! Le dr. James Hansen parle de 5 à 9 mètres (ou plus) d'ici 2100.
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Pendant les longues périodes estivales, le soleil brille sur l'Arctique et à cause du réchauffement global, il y a de moins en moins de glace sur l'océan Arctique durant l'été. Ainsi, le soleil réchauffe l'eau au lieu que sa lumière soit réfléchie vers l'espace, ce qui éventuellement ajoutera au réchauffement global accentuant les impacts climatiques.

L'image ci-dessous est gracieusement fournie par Sam Carana, réalisée pour
http://arctic-news.blogspot.ca/
La glace maritime était presque toujours recouverte de neige. Cependant, à cause des fréquentes vagues de chaleur et de pluie intense en Arctique au cours de ces quelques dernières années, ce qui reste de glace se brise et perd aussi de son albédo. Le neige aussi diminue en Arctique causant les mêmes problèmes.

Il faut savoir qu'au pôle Nord durant l'été, le soleil brille sans se coucher du mois de Mars à Septembre. À mesure qu'on se dirige vers le sud, les journées deviennent "normales", c'est à dire que le soleil se couche comme ailleurs à chaque soir, et ce de plus en plus longtemps à mesure qu'on s'éloigne du pôle. Durant l'hiver Arctique, il fait nuit 24 sur 24. En pratique, il n'y a que deux saisons aux pôles.

Sur l'équateur,  les jours et les nuits sont de douze heures chaque, et ce à l’année longue et le soleil y plombe presqu'à la verticale. Il n'y a pas de saisons à l'équateur. De l'autre côté de l'équateur, les saisons  s’inversent : pendant l'été en Arctique, en Antarctique, c'est l'hiver et la froide nuit perpétuelle.

Cette visualisation, très simplifiée et aux proportions incorrectes, démontre comment se produisent les saisons. Il faut noter que c'est l'angle de l'axe de rotation de la Terre, inclinée à 23,5 degrés, qui est responsable de nos saisons comme vous le constaterez.
Une petite note au sujet de l'atmosphère. Si la terre était réduite à la taille d'une pomme, l'atmosphère serait de l'épaisseur de la pelure de la pomme. Surprenant! Ça met en perspective la fragilité de notre climat et donne aussi à réfléchir sérieusement sur les effets de la pollution atmosphérique. La troposphère est épaisse d'environ 15 km à l'équateur mais de seulement 8 km aux pôles ; l'air chaud occupant plus de volume.
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Sans entrer dans les détails techniques de leurs mode d'observations, il y a au moins 2 bonnes douzaines de satellites observant toute une gamme de paramètres de la Terre, en passant de la quantité et la localisation des concentrations d'humidité dans l'atmosphère, des nuages et leurs déplacements, de la pression atmosphérique, de la température depuis la surface du sol jusqu'à la stratosphère et celle des océans, des courants marins, des vagues, de la végétation et d'autres.... Il y a aussi le satellite GRACE qui mesure les masses et leurs variations.
Le satellite GRACE qui mesure les plus légères variations gravitationnelles (les masses), comme celle du Groenland par exemple, ce qui permet de mesurer avec une grande précision l’évolution de la fonte des glaces en mesurant leurs poids depuis l'espace.
 Courtoisie NASA.


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Nous connaissons donc très bien la situation et la Physique du climat bien qu'il y ait parfois quelques surprises. S'il n'y en avait pas, ce ne serait pas de la Science.

À mesure que la glace maritime disparaît, le rayonnement solaire plonge dans l'eau plus sombre et réchauffe celle-ci. Moins il y a de glace, plus l'eau se réchauffe, plus l'eau se réchauffe et moins il y a de glace et ainsi de suite. C'est ce qui s'appelle une rétroaction à renforcements positif, c'est à dire que le réchauffement augmente de plus en plus rapidement et que cela va nous amener, apparemment plus tôt que tard, au déclenchement d'autres effets seuils qui ne feront qu'accroître davantage le Réchauffement Global qui engendrera des Changements Climatiques encore bien pires.

La vapeur d'eau est aussi un GES, Et plus la Terre se réchauffe, plus il y a de vapeur d'eau, plus il y a de vapeur d'eau, plus la Terre se réchauffe et ainsi tourne la roue de l'emballement climatique.

La disparition de la glace maritime en été fut l'un des premier effets de seuil identifié. Une fois dépassé un de ces seuils, aucun retour en arrière n'est possible.
Quelques uns de ces autres effets de se seuil  sont :
La Bombe Méthane               
  •  Fonte du pergélisol de surface émettant  du méthane. Un gaz à effet de serre 135 plus puissant que le CO2 sur 10 ans. Sa force décroît avec le temps pour tomber à 25 fois celle du CO2 après 100 ans.
  • Relâchement soudain d'une grande quantité de méthane dans l'atmosphère provenant des hydrates de méthane du fond marin arctique. Voir "La Bombe Méthane,"
  • Mort des forêts pluvieuses ; c'est ce qui se passe actuellement en Amazonie.
  • Incendies de forêts qui dégagent une grande quantité de CO2 et une fois ces forêts brulées, les arbres qui y étaient ne peuvent plus capturer de CO2 et en faire de l'oxygène grâce à la photosynthèse..
  • Acidification des océans, car une bonne partie de nos émissions de CO2 retombent à la mer et acidifie cette dernière qui est déjà 30% plus acide qu'il y a 60 ans ou plus.  Cette acidification entrave le phytoplancton (végétal) et le zooplancton (animal) de fabriquer leurs carapaces de carbonates. En plus d'être la base alimentaire de toute Vie océanique, le phytoplancton océanique produit plus de 70% de l'oxygène essentielle à toutes les formes de Vie, la notre incluse évidemment.
    J'arrête ici... vous avez certainement compris le topo.
La situation est, comme vous le voyez, des plus critiques. À mon avis et je ne suis pas le seul à le penser, nous sommes un peu sur le tard ; Kyoto, le premier véritable cri d'alarme global, c'était il y a 18 ans, il faut donc maintenant travailler très vite et très fort pour éviter les pires catastrophes annoncées... Il faut faire les sacrifices nécessaires : manger moins de viande limiter nos émissions de gaz à effet de serre, consommer beaucoup moins et parler des changements climatiques à tous nos proches car les médias de masse ne font pas leur bouleau.

Il y a ce plan mis au point par un groupe de scientifiques très dédiés dont Sam Carana :
http://climateplan.blogspot.ca/
Il peut être appliqué à une communauté, ou idéalement, à toute le planète. Je sais qu'il est en Anglais, mais il y a les traducteurs envers toutes les langues.

mercredi 15 avril 2015

Le GIEC Trop Conservateur?


Article original par SamCarana et Adam Randall Merci pour leur travail et de l'accord donné pour la traduction.
Article original :
http://arctic-news.blogspot.ca/2014/11/ipcc-too-conservative.html


     Mise à jour : 1er décembre 2015 

David Wasdell, Le Directeur du  Apollo-Gaia Project affirme que le GIEC ne tient compte que des rétroactions rapides du système climatique. Selon ses estimations, à partir des conditions initiales actuelles,  une fois tous les effets amplificateurs de toutes les rétroactions climatiques déduites selon les modèles historiques que nous connaissons très bien. Nous pouvons déduire le niveau de réchauffement globale depuis les conditions actuelles, nous connaissons le total des effets, ce qui  demeure méconnu, ce sont les détails de la cinquantaine de rétractions identifiées à ce jour.

Selon cette approche, une fois le total des rétroactions amplificatrices atteint, la réchauffement global moyen sera de plus de 6°C. À ce niveau, il faut savoir que toute la chaine alimentaire se sera écroulée, sauf peut-être en quelques rares endroits et la production d'oxygène par le phytoplancton et du règne végétal terrestre déclinera. L'avenir est vraiment très sombre pour la Vie sur Terre comme nous la connaissons. 

Il y a ici Apollo-Gaia Project une présentation en format PDF, et donc traduisible ainsi qu'une vidéo, en Anglais qui contient le même texte et les mêmes illustrations que la version PDF. C'est un peu ardu, mais pas  impossible à comprendre avec l'effort et la répétitions ;-)

Par rapport au GIEC, la réalité suggère son propre point de vue : en général elle a 60% d'avance sur les prévisions du GIEC. De toute évidence, nous allons atteindre les 2°C de réchauffement en 2036, et non en 2050, la Circulation thermohaline s'est ralentie en 2015 et non après 2100, l'océan Arctique sera libre de glace à la fin de l'été d'ici 2020 et non pas avant 2050...

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En novembre 2014, le Groupe d'Experts Intergouvernementaux sur l'Évolution du Climat, le GIEC sous l'égide de l'ONU, a publié son 5ième rapport d'évaluation (AR5) qui stipule :
« nous prévoyons que la température en surface va continuer de grimper pendant le 21ième siècle peut importe les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre envisagés. Il est fortement probable que des vagues de chaleurs seront plus fréquentes et dureront plus longtemps et que des précipitations extrêmes seront plus fortes et fréquentes dans plusieurs régions. Les océans continueront de se réchauffer et de s'acidifier et leur niveau continuera de grimper sur tout le globe.

Plusieurs aspects du climat et des impacts associés continueront à se manifester pour des siècles, même si les émissions de cause humaine étaient stoppées. Des risques de changements abrupts et irréversibles s'accroissent à mesure que le réchauffement s'amplifie. »
Cela paraît effrayant. Mais, que se passerait-il si ces prévisions étaient trop conservatrices? Est-ce possible que l'Humanité avec un grand nombre d'autres espèces vivantes s'éteignent d'ici quelques décennies?
Quelles sont les chances pour que cela se produise? Ci-bas, une évaluation accompagnée de graphiques produits par Sam Carana et adaptés par le présent traducteur.
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1. Réchauffement des océans

Ce que dit le GIEC :




Ci dessous, graphique produit par Sam Carana appuyé sur des données du NOAA (Administration Nationale Océanique et Atmosphérique – USA) Pour une base accrue, voir cet article antérieur.
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2.
Montée du Niveau des océans


L'image ci dessous montre ce que dit le GIEC.


Si la température des océans continue de grimper, l'expansion thermique de l'eau à elle seule occasionnera une hausse du niveau des mers plus importante que prévue par le GIEC. Par surcroît, la fonte considérable de la glace terrestre au Groenland et en Antarctique résultera en une hausse encore plus accrue du niveau des océans. Ci dessous, un nouveau graphique de la hausse du niveau des mers produit par Sam Carana et appuyé sur des observations et données plus récentes de la NASA/GSFC (Centre des Vols Spatiaux de Goddard – USA), comme discuté dans cet article antérieur.

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3.
Glace Maritime de l'Océan Arctique

L'image ci-dessous montre ce que dit le GIEC.




Comme démontré dans le graphique ci-dessous produit par Sam Carana; si la température océanique continue de monter, la couverture de glace maritime va disparaître beaucoup plus tôt que prévu par le GIEC. Une ligne de tendances exponentielle basée sur les observations du volume de glace maritime, démontre qu'elle peut disparaître dès 2019, alors que sa disparition en 2015 demeure dans la marge de confiance de 5% de probabilités due à la variabilité naturelle du système climatique.

[NDT: des observations plus récentes ( jusqu'à avril 2015) montrent une baisse accrue de la couverture de glace maritime sur l'Arctique. Si cette tendance se maintient, et il est très apparent que ce sera le bien le cas, on doit s'attendre à ce que l'océan Arctique soit libre de glace en septembre 2015 ; causant ainsi une accélération sur les Changements Climatiques, dont nous ferons état dans un prochain article]


Une tendance linéaire serait trompeuse si on considère les impacts des rétroactions (feedbacks) car on doit s'attendre à ce que chacune des ces rétroactions accroîtra le déclin de la glace maritime alors que de plus, il peut y avoir des interactions entre ces rétroactions accélérant d'avantage la décroissance de la couverture de la glace maritime. Par exemple, le changement de l'albédo(FR) est une des ces rétroactions, mais il y en a nombre d'autre comme les tempêtes qui peuvent devenir plus forte à mesure que la surface en eaux libres de glace augmente, brisant la glace et la rendant ainsi plus facile à fondre.

En conclusion, une ligne de tendance exponentielle est plus appropriée qu'une qui soit linéaire, comme démontré dans le graphique ci-dessus, qui montre 9 années hors zone selon une tendance linéaire versus seulement 4 pour une tendance calculée exponentiellement ; comme discuté sur la page de la FAQ.

Un déclin rapide de la couverture de neige et de glace au sol aux latitudes Nordiques est en outre soutenu par la croissance rapide des températures de surface sur l'Arctique, aussi bien que par l'intensification des vagues de chaleur. Ci-dessous est ce qu'en dit le GIEC.


Avant de discuter plus avant les températures de surface, jetons un œil sur une des rétroactions qui pourraient grandement amplifier les températures : le méthane (CH4). 
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4. Méthane

Il apparaît clairement que le GIEC sous-estime la quantité de méthane [et le risque qu'il représente] contenu dans les sédiments sous le fond marin de l'océan Arctique et susceptible de s'échapper à mesure que monte la température comme décrit dans cet article précédent et dans celui-ci.




L'image ci-dessous est fondée sur les données du GIEC et l'Organisation Météorologique Mondial (OMM) avec des observations ajoutées depuis une image satellitaire du MetOp appartenant à la NOAA qui illustre la montée récente des niveaux de méthane et le risque que les niveaux de méthane continueront de grimper rapidement.Lorsque visualisé sur une échelle de temps plus longue, l'image du dessus s'imbrique dans le carré noir de l'image ci-dessous.




 À mesure que s’accroît la température de 'Arctique et qu'il s'accélère à cause de rétroactions, tel que le déclin de couverture de glace maritime, d'importantes éruptions de méthane enfouies dans le fond marin menacent de faire grimper davantage la concentration de ce puissant gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Le graphique ci-dessous montre une hausse exponentielle de fuites de méthane, et cela uniquement selon les données géologiques du Plateau Arctique Sibérien Orientale (PASO), tel que décrit dans cet article précédent.

[NDT. Le PASO ne se trouve qu'à 50 mètres sous la surface de l'océan et est donc facilement sujet à relâcher du méthane puisque facilement accessible par l'eau plus chaude. Ce méthane congelé est connu sous le nom d'Hydrates de méthane]
 


Un croissance non-linéaire est supportée par le fait que la durée de vie du méthane s'allonge à mesure qu'augmente la quantité de méthane dans l'atmosphère.
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5. Températures de Surface

Le GIEC anticipe que, dans le pire des cas, la température moyenne globale pourrait grimper de 13°C pour l'an 2300, tel que démontré dans le graphique ci-dessous.
 
 
La situation pourrait être bien pire que prévue par le GIEC à cause de la non-linéarité des rétroactions qui peuvent amplifier de beaucoup la hausse des températures.
 
 
La menace est que de telles hausses de température vont d'abord apparaître sur des zones sensibles de l'Arctique, et ensuite autour du globe, en résultera des variations de température immenses qui pourraient résulter à l'épuisement de nourriture, d'eau douce comme amplement démontrer dans l'image ci-haut d'un article précédent, et de l'image ci dessous d'un autre article précédent.
 
  
La situation est des plus  alarmante et exige un plan d'ensemble avec des actions efficaces et urgentes, telles que décrites sur le blogue du plan climatique.
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NOTES :
1 – Toutes les références externes sont en Anglais sauf si marquées (FR)
2 Ici, sur http://leclimatoblogue.blogspot.ca/ nous ne sommes pas des scientifiques mais  comprenons les principes Physique. Nous avons fait de notre mieux pour traduire correctement ; des erreurs peuvent s'être glissées.

3 Vous pouvez nous laisser des questions et nous ferons de notre mieux pour répondre ou pour trouver la bonne réponse chez nos sources.
4 Si vous trouvez ces nouvelles troublantes, nous aussi! Nous croyons que des gens sérieux et responsables avaient fait le travail convenablement, mais ce n'est apparemment pas le cas. C'est pour cette raison que nos sources, de vrais scientifiques expérimentés, se sont regroupées et se sont mis au travail avec le plus grand sérieux et dès que possible. Ils essaient de se faire entendre, et nous joignons nos voix aux leurs.
5 Le groupe AMEG, pour Arctic Methane Emergency Group a fait parvenir plusieurs missives aux plus hautes instances et ce, à quelques reprises sur le très grand risque que représente les hydrates de méthane enfouis sous l'Arctique, et en particulier les plus vulnérables, ceux à 50 mètres de fond ou moins situé sur le Plateau Arctique Sibérien Orientale, sans avoir été pris au sérieux. De nos jours, il semble qu'il soit quasi impossible de dissocier sciences climatiques de pressions politiques et donc corporatistes.
6 – Pourquoi j'ai débuté par traduire cet article? Outre son importance sur l'urgence de la situation des Changements Climatiques, c'est un des premiers que j'ai rencontré qui m'a vraiment ouvert les yeux et de les maintenir ouverts à chaque jour.


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« Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. »


 Albert Einstein

dimanche 12 avril 2015

Avant de Continuer, un Peu d'Explications.


     Équilibre thermique de la planète

Pour être en équilibre climatique, la terre doit retourner vers l'espace la même quantité d'énergie qu'elle reçoit du soleil, soit 240 watts par mètre carré. Si la terre se réchauffe, c'est que nos émissions de gaz à effet de serre ont perturbé son équilibre thermique. La Terre renvoie dans l'espace sous forme d'invisible (à nos yeux) radiations infrarouge son excès de chaleur. Les gaz à effet de serre dans l'atmosphère, comme le CO2 et le méthane empêchent ces radiations infrarouges de s'échapper vers l'espace, ce qui fait monter la température aussi effectivement qu'une couverture.
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     Comment fonctionnent les GES?


C'est connu, tous les atomes et molécules vibrent lorsque qu'excités par des radiations électromagnétiques, c'est à dire Lumière, visible ou non. La lumière visible à nos yeux n'est qu'une très petite fraction de toutes les longueurs d'ondes électromagnétiques : des ondes gamma aux ondes radio; genre 3cm sur 2 000km.


Désignation Abréviation Longueur d'onde
Infrarouge proche PIR 0,78 – 3 µm
Infrarouge moyen MIR 3 µm – 50 µm
Infrarouge lointain LIR 50 µm – 5mm
Source Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Infrarouge#Spectroscopie

La chaleur est une onde de lumière infrarouge (on peut la photographier)  et ses ondes sont d'une longueur basse et de dimensions connues. En simplifié, la chaleur qui veut s'échapper de la terre pour retourner dans l'espace rencontre des molécules de gaz à effet de serre de même taille (vibratoire) que les longueurs d'ondes infrarouges et bloquent ainsi ces radiations infrarouges.

C'est ce simple mécanisme qui empêche la chaleur de s'échapper de notre planète, et c'est ce qu'on nomme un forçage ; ça force la planète à s'échauffer et on mesure ce forçage en W/m2 (Watts par mètre carré) dans les RCP.

Animation : vibration d'une molécule de CO2 activée par le rayonnement infrarouge.

Il y a des façons de calculer ces GES en équivalent de CO2, le résultat s'exprime en CO2e.
Tout les monde sait que nous sommes à 400ppm (parties par millions) de CO2, mais nous sommes à plus 490 ppm en CO2e...La valeur CO2e varie passablement selon le potentiel de réchauffement, soit 32 à 135, qu'on peut attribuer au méthane


Droits réservés - © 2005 UNEP / GRID-Arendal
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     Le GIEC
 
(Groupe d'Experts Intergouvernementaux sur l'évolution du Climat) sous l'égide des Nation Unies. C'est le GIEC qui produit les scénarios RCP.


Les scénarios RCP : (pour Representative Concentration Pathway) ou Trajectoire Représentant la Concentration des GES (Gaz à effet de serre), sont quatre scénarios nommés : RCP2.6 qui équivaut à un forçage, ou réchauffement équivalent à 2,6 W/m2.
Sur le même principe il y a RCP4.5, RCP6 et RCP8.5 


Nous sommes actuellement sur la Trajectoire RCP8.5, puisque rien de valable n'a été fait depuis Kyoto en 1997 pour réduire nos émissions de CO2 et autres GES.
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     Les Gaz à Effet de Serre (GES) et leur Potentiel de Réchauffement Global (PRG) comparés au CO2

Il y a le CO2 aussi connu sous le nom de Dioxyde de Carbone.
CO2 : une molécule de CO2 est faite d'un atome de carbone et de deux d'oxygène.
Des recherches récentes (2015) ont démontré que le CO2 prend environ 10 pour atteindre son plein potentiel de réchauffement ; auparavant on pensait que 40 années étaient nécessaires.

Comment sait-on que c'est le CO2 des combustibles fossiles et non celui des volcans qui est la cause du réchauffement?
Le CO2 qui vient des volcans est légèrement radioactif car la terre contient des éléments radioactifs, comme l'uranium, alors que le carbone qui vient des combustibles fossiles (plantes fossilisées) n'en contient pas.
En plus, la moyenne annuelle des émissions de CO2 de source volcanique dépasse rarement 1 à 2 % des émissions de CO2 qu'émet globalement notre civilisation.

Méthane : CH4 = 1 atome de carbone et 4 atomes d'hydrogène.
Vapeur d'eau : molécule d'eau = 1 atome d'hydrogène et 2 d'oxygène.
À chaque degré de réchauffement, cela cause suffisamment de vapeur d'eau (par évaporation) pour faire grimper à elle seule la température d'un  degré supplémentaire. C'est une des causes, rétroactions amplificatrices,  qui explique que le réchauffement climatique s'accélère si rapidement.
Source vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=jCF4vOgQyDE
NOTE : La durée de vie mentionnée est en fait la demie-vie. Par exemple, après 12,4 ans, la moitié du méthane émis à un moment précis a été décomposée, le quart après 24,8 ans et ainsi de suite.
La durée de la demie-vie est une moyenne qui dépend de quelques facteurs qui font varier la durée de vie des gaz à effet de serre en ce qui nous concerne.


Protoxyde d'Azote : N2O, aussi connu sous le nom d'oxyde nitreux . Le symbole N est celui de l'azote. (N = Nitrogen en Anglais). Il provient très principalement de l'utilisation d'engrais chimique et aussi des manufacturiers d'armement.

L'Ozone : O3 est composé de 3 atomes d'oxygène. L'ozone en haute stratosphère nous protège des rayons UV, mais celui en basse atmosphère, nommée Troposphère, devient un GES d'environ 25% du PRG du CO2 et est aussi un irritant des voies respiratoires. Il n'est pas sur le tableau ci-haut Ozone sur Wikipédia

Trois choses importantes au sujet du méthane :
1 - son action sur le réchauffement est immédiate une fois qu'il entre dans l'atmospère
2 - il atteint 150 fois le PRG du CO2 sur 10 ans et beaucoup plus dans ses premières années

3 - la duré de vie du méthane dans l'atmosphère de l'Arctique est plus longue car il y a moins de radicaux d'hydroxyle qui détruit le méthane. Source Wikipedia en Anglais et hydroxyl radical qui explique (incomplètement) les radicaux d'hydroxyle.
Il y a plus en plus de radicaux libre d'hydroxyle en se dirigeant vers l'équateur, ce qui explique des données apparemment contradictoires sur la duré de vie du méthane qu'on peut trouver.


     Quelques mots sur les CFC

Gaz à effet de serre de source industrielle, c'est à dire qui n'existent pas naturellement ; à cause de cela, ils ont des duré de vie très longue en général puisque la Nature ne sait pas comment les dégrader. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre#Le_m.C3.A9canisme_de_l.27effet_de_serre si vous désirez en savoir plus.

Ils ont été inventés pour remplacer les gaz réfrigérant généralement très toxiques à l'époque ; il sont inodore, incolore et non-toxique. Les chlorofluorocarbones ou CFC sont une sous-classe de gaz fluorés. Au début, c'était une très bonne idée...

Un problème additionnel des CFC, c'est qu'ils détruisent la couche d'ozone stratosphérique qui nous protège des rayons UV du soleil. Si l'ozone était distribué uniformément dans la stratosphère, cela formerait une couche de 3,2mm d'épaisseur, ce qui la rend très fragile n'est-ce pas. Le méthane aussi détruit la couche d'ozone mais je ne sais pas à quel taux.
1 kilo de CFC peut faire disparaître 70 kilos d'ozone!
Les CFC sont des gaz à effet de serre 1 800 fois à 10 900 fois plus puissant que le CO2.
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     Un peu de critique sur le GIEC de l'ONU

1 - Leurs rapports sont lourds et apparemment ne s'adressent qu'aux décideurs, donc aux politiciens qui ont une vue, et souvent une vie politique, limitée entre 4 et 10 ans doublée d'une connaissance et d'une compréhension scientifique généralement très limitée.

2 - La très grande majorité des journalistes ne peuvent les déchiffrer, ni moi-même d'ailleurs. Enfin. avec un peu d'aide, passablement de patience et de répétitions, je commence à les comprendre un peu mieux.

3 - Le GIEC se vante de la valeur scientifique de ses rapports. Mais voilà, l'opinion d'Économistes et Juristes, ceux qui ont principalement poussés pour la limite de 2°C, n'y connaissent rien en climatologie, physique, biologie et autres sciences dites Naturelles. C'est donc au grand désespoir des sciences plus pures que la limite qu'eux voulaient à 1°C pour la plupart est passée à 2°C.
À la COP21 de décembre 2015, on y a établit la limite dangereuse à 1,5°C sous les pressions soutenues des pays pauvres et de plusieurs scientifiques du climat, dont la composante moteur sont les océans et leurs courants.
4 - Les scientifiques sont généralement très conservateur dans leur prédictions, et les scientifiques des grandes Académies et du GIEC le sont encore plus. Il ne faut pas oublier la bataille pour les subventions aux recherches, généralement attribuées par les entreprises les plus riches, très fortement regroupées dans les Énergies Fossiles et les Communications. Les entraves sont nombreuses et les conséquences dignes de romans d'espionnage ou juridique.

5 - En plus, les rapports du GIEC prennent de 5 à 7 années à être produit, et pendant ce temps, les Changements Climatiques s'accélèrent à un rythme exponentiel.

6 - Aussi, il est scientifique de n'émettre aucune estimation ou prévision sur ce qu'on ne s'est encore calculer, comme le taux de fonte de la glace au Groenland et en Antarctique lorsque le GIEC a étudié ce processus pourtant des plus importants pour l'avenir de la civilisation...

Voilà pourquoi les prévisions du GIEC sont très conservatrices et sous-estiment, gravement à mon avis, ce qui va se produire... ce qui se produit déjà. 

Nous sommes en février 2016 avons atteint 1,58°C de réchauffement. Consulter la source sur Global-Climat en Français.



Pas d'Écologie = pas de Vie = pas d'Économie non plus


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